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Blés - Hardcover

R./gouzerh, H. Wallet

 
9782371451049: Blés

Inhaltsangabe

Les blés sont ceux du Loiret, aux portes de la Beauce. Ils sont le lieu d'ancrage de Jean Wiart, qui y naît en 1904, dans la ferme de ses parents, et l'endroit où, soixante-huit ans plus tard, il choisira de se faire enterrer. Entre-deux se sera déroulée une vie illuminée par un amour unique et une amitié indéfectible, mais où la souffrance trouvera à s'employer. Jean a un frère : Beppi, le fils du commis de ferme. Ces deux-là seront liés à la vie à la mort et au-delà de la mort car Jean tiendra lieu de père au fils de son ami, exécuté par la Milice en 1942. C'est ce fils qui est le narrateur de l'histoire. Ce qu'il relate, il le tient de sa mère et d'Alfred Wiart, père de Jean. Jean est peu bavard et se livrera peu. Il évoquera son amour fou pour Louise, qui se dénouera tragiquement à l'hôpital de Berck où l'on soigne les tuberculoses osseuses, et, le dernier jour, il dévoilera les circonstances dramatiques de la mort de Beppi. Sa vie professionnelle se partagera entre l'étude d'un notaire à Orléans et une brève carrière dans la gendarmerie. Il aura connu trois guerres : la Grande, que marquera le décès de sa mère ; la guerre du Rif où le poussera son amour pour l'Afrique ; et la Seconde, où il s'engagera dans la Résistance. Une biographie donc, qui comporte ses jours heureux, ses drames, ses fulgurances amoureuses et sa part d'ombre. Sa musique aussi qui est celle de l'accordéon, à quoi le père de Beppi initie son fils en même temps que Jean. Tous les trois formeront le trio Bella Ciao qui se pro- duira une dernière fois alors que les Allemands occuperont la petite ville de Beaugency, près de Baule où se situe la ferme familiale. On retrouve là le goût de l'auteur de situer ses fictions dans un cadre historique qui l'éclaire, comme ce fut le cas pour "La blanche de Bruges" (la guerre d'Algérie) ou "Sans retour" (14-18). L'épisode des "linges troués de Tavers" illustre bien sa façon d'imbriquer une action romanesque dans la réalité. En 1917, les lavoirs de cette petite commune mitoyenne de Beaugency sont le lieu d'une brutale prise de conscience des femmes qui n'en peuvent plus de cette guerre. Elles tirent à bout portant sur leur lessive et font le serment de porter ces vêtements troués jusqu'à ce que cesse la folie des hommes. Imaginé à l'occasion d'une balade littéraire (2012), cet épisode a marqué les Taversois au point de l'adopter pour véridique. Même chose pour la "ferme des Laurets" située par l'auteur à Baule, dans l'écart des Petites terres : lors d'une lecture publique (mars 2015) les Baulois ont dit connaître cette ferme, pourtant totalement fictive, et l'écart en question n'a jamais existé en cette commune ; l'auteur lui a donné ce nom en hommage à Michèle Desbordes, l'écrivaine ("La demande" , "La robe bleue" , "Les Petites Terres" ...) qui vécut ici.

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Über die Autorin bzw. den Autor

Roger Wallet réside en Picardie. Auparavant, et durant ces 60 ans, il n’avait guère quitté la Picardie. Sa carrière d’instituteur, commencée en 1964, est loin d’avoir été tranquille. L’enseignement s’y est partagé avec l’action culturelle. Sa passion pour l'écriture caractérise son amour de la vie.

Dans l’Education nationale :

Il a surtout enseigné dans le secteur de l’enseignement dit « adapté » : classes de perfectionnement, d’initiation, d’adaptation etc., Segpa de collège.
Deux ans en milieu carcéral, au centre de détention sanitaire de Liancourt, dans l’Oise, à l’époque de Robert Badinter où la Justice ne se distinguait pas, au plan européen, par l’accumulation des condamnations mais par des réalisations entre autres artistiques – au début des années 80, Roger Wallet y créa un mensuel, « A contre-courant », qui fut remarqué.
Il avait auparavant prolongé un service national civil en étant détaché un an comme éducateur en milieu ouvert à la DDASS.
Il enseigna plusieurs années (87 à 92) dans les écoles élémentaires de son quartier puis fut sept ans chef de cabinet de l’inspecteur d’académie. Il travailla notamment sur les dossiers liés à la violence en milieu scolaire et contribua à la mise en place des premiers Contrats locaux d’éducation artistique. Il organisa des ateliers d’écriture en milieu scolaire et des stages de formation à l’usage des enseignants, stages au cours desquels il fit la rencontre de Jean-Pierre Cannet…
Il termina sa carrière en dirigeant, jusqu’en 2007, le Centre départemental de documentation pédagogique de l’Oise.

Dans l’action culturelle :

De 1973 à 1983, il anima puis dirigea l’une des plus importantes structures de diffusion théâtrale pour les jeunes spectateurs (le Théâtre des Enfants du Beauvaisis) puis, brièvement, la scène nationale de Compiègne (Oise) avant d’en être licencié pour des raisons politiques. En 1988-1989 il fut, là aussi brièvement, l’adjoint de la directrice de l’Institut international de la marionnette, à Charleville-Mézières.
De 1978 à 1988, il dirigea le trimestriel « Marionnettes », périodique de l’Union internationale de la marionnette-France.
De 1975 à 1990 il assura l’administration de la Cie Jean-Pierre Lescot (marionnettiste), dans le Val-de-Marne. A ce titre il participa à l’élaboration du projet de salle spécifique (salle Roublot) et de festival (les Voyages en Marionnettes du Val-de-Marne).
En 2000, il a créé, avec quatre amis, l’association « Ecrivains en Picardie » qui regroupe aujourd’hui une trentaine d’écrivains. L’association a pris une part active à la réflexion autour du projet de création d’un Centre régional du livre – projet abandonné par la Région.

Sur les ateliers d’écriture :

En atelier, Roger Wallet pratique la nouvelle, le récit, le théâtre (élèves de 4e /3e ), le journal (travaux collectifs mais démultipliés), le policier et l’aventure. Pas la poésie, car il confesse une absence de pratique personnelle en la matière. Toutefois des t

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