Anbieter: Librairie Laurencier, Bordeaux, AQUIT, Frankreich
Londres, 1784. Deux tomes in-8 (170x105mm) en un volume relié en demie basane racinée et vélin d'époque, dos droit aux caisson dorés ; 277 et 206 p. Petites rousseurs et mouillures (parfois fortes, dans les marges), mais bon état intérieur. Ill. en noir. Frottements d'usage, petits manques de cuir sur les mors et les coiffes. Bon état général.
1 lettre signée 1 In-4 05/05/1775 bon Le maréchal Du Muy, qui décèdera quelques semaines plus tard (le 10 octobre), remercie le commissaire de la Marine pour le service personnel qu'il lui a rendu, l'envoi de «deux demi bottes de vin de Malaga destinées pour moi et de l'envoi desquelles je vous avois prévenu. Je ne doute pas que ce négociant n'exécute exactement ce que vous lui avés prescrit à ce sujet [.]». Maréchal de France, ministre de la Guerre (1774-1775).
1 lettre signée 2 pp. In-folio 5 mai 1735 Encre brune sur papier vergé. Bon, trace d'onglet. Lettre signée de Louis Nicolas Victor de Félix d'Ollières comte du Muyetde Grignan, également appelé chevalier du Muy. Suite à la découverte de boulets de canon "dans un cimetière au lieu de Berre", le comte Du Muy a fait ordonnerde faire "fouiller dans la terre pour sçavoir s'il n'y en auroit pas une plus grande quantité". Il ajoute : "Je viens d'apprendre qu'on en a déterréenviron 50 de 24, de 36 et de 48 qu'on a mis en lieu desuretté, et qu'en creusant toujours dans la fosse, on en découvrira encore d'avantage, dont il me sera rendu exactement compte [.]". Il prieson correspondant de bien vouloir décider du destin de ces boulets "l'éloignement du lieu de Berre à la mer n'est pas considérable et par conséquent les frais de transport et du creusement ne le sera peutêtrepas [.]". Mention de réponse "le 17" d'une autre main. Maréchal de France, ministre de la Guerre (1774-1775).
1 lettre signée 2 pp. In-4 19 mai 1775 Encre brune sur feuillet double de papier vergé filigrané. Bon, trace d'onglet. Lettre du maréchal Du Muy, rédigée quelques mois avant sa mort, adressée à la marquise de Castries. Il félicite chaudement lemarquis d'Ambly,pour avoir réprimé les émeutes de 1775, à Reims, qui eurent lieu en réactions aux prix des céréales. "Je savais, Madame, que Mr. le M[arquis] d'Ambly avoit obtenu le commandement des troupes dans la ville de Reims, et si je n'ai pas répondu aux lettres qu'il m'a écrittes précédamment, c'est parce que les émeutes qui y avoient donné lieu, n'ont point eu de suites dans le tems. Je ne puis au surplus que loüer le zèle qui l'a porté à se rendre dans cette ville, dès qu'il a sçu qu'il s'y préparoit quelque mouvement [.]". Il fait suivre à sa correspondante un courrier à remettreà d'Ambly, émanant du Prince de Condé. Le marquis Claude Jean Antoine d'Ambly (1720-1798) fut maréchal des camps des armées du Roi, Capitaine de la Ville et faubourgs de Reims, puis député du bailliage de Reims. Maréchal de France, ministre de la Guerre (1774-1775).