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Librairie Lalibela, Ckelles, PARIS, Frankreich
Verkäuferbewertung 4 von 5 Sternen
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In-8° broché, 422 pages. Il s'agit de l'exemplaire personnel de Roland Cahen qui supervisa toutes les traductions de Jung en France et fut son introducteur inlassable. Nous donnons ici les extraits d'un entretien donné par Cahen à Paris en 1991 : (Entretien avec Roland Cahen réalisé à Paris en juin 1991) : A vous entendre évoquer ce monde difficile et pesant, je me demandais quelles étaient les raisons qui vous avaient conduit a devenir psychiatre ? - En me tournant vers la psychiatrie j'ai rencontré l'oeuvre de Freud, celle de Jung, et la personnalité de Jung. C'était en 1936. Je préparais à l'époque un diplôme, avant l'agrégation d'allemand, sur Nietzsche et sa maladie. A la bibliothèque d'Innsbruck j'étais plongé dans les livres des maladies mentales en l'honneur à l'époque, en particulier un traité de monsieur Bumke, professeur à Berlin. Une collègue passe et me dit : « Mais tu es fou ! Qu'est-ce que tu fais, toi philologue, là-dedans ? ». J'avais l'oeil dans les schémas de l'anatomie du système nerveux et de ses maladies. Je lui réponds : « Je prépare à la Sorbonne un mémoire sur Nietzsche et sa maladie ». Certes, cela avait été une folie que de donner un sujet pareil à un jeune étudiant ! D'autant plus lorsqu'on sait que le grand Jasper y a consacré, trente ans plus tard, un énorme et magistral ouvrage. Il est bien évident qu'un élève de vingt-trois ans n'avait ni la maturité ni la science nécessaires pour traiter d'un pareil sujet ! Ce fut le tournant de mon orientation. Philologue, mais d'un tempérament plutôt actif, quand j'ai rencontré une phénoménologie et une philosophie actives, agissantes, positives bienfaisantes et riches de toutes les promesses de la psychanalyse, j'ai choisi l'aventure et l'action. J'ai vite compris que je devais être médecin. En France, à cette époque, 1936-1938, seuls les médecins abordaient ce domaine. Ainsi, ai-je rencontré le professeur Pierre Janet que j'accompagnais - il avait quatre vingt cinq ans - un dimanche matin de Sainte-Anne au métro. Il marchait de son petit pas vif en disant : « Mon cher collègue, est-ce que je ne vais pas trop vite ? ». Puis il m'a reçu chez lui. Je suis allé voir également Allendy. Il me dit : « Jeune homme, vous ne savez pas dans quel domaine vous mettez les pied ! Finissez donc votre agrégation, nous verrons le reste ensuite ! ». Bestandsnummer des Verkäufers ASY9806
Titel: L'homme à la découverte de son âme; ...
Verlag: [Genève], [Mont-Blanc]
Erscheinungsdatum: 1958
Einband: Couverture souple
Zustand: Bon
Auflage: Edition originale
Anbieter: PRISCA, Paris, Frankreich
Couverture souple. Zustand: Bon. Edition originale. In-8° broché, 422 pages. Il s'agit de l'exemplaire personnel de Roland Cahen qui supervisa toutes les traductions de Jung en France et fut son introducteur inlassable. Nous donnons ici les extraits d'un entretien donné par Cahen à Paris en 1991 : (Entretien avec Roland Cahen réalisé à Paris en juin 1991) : A vous entendre évoquer ce monde difficile et pesant, je me demandais quelles étaient les raisons qui vous avaient conduit a devenir psychiatre ? - En me tournant vers la psychiatrie j'ai rencontré l'oeuvre de Freud, celle de Jung, et la personnalité de Jung. C'était en 1936. Je préparais à l'époque un diplôme, avant l'agrégation d'allemand, sur Nietzsche et sa maladie. A la bibliothèque d'Innsbruck j'étais plongé dans les livres des maladies mentales en l'honneur à l'époque, en particulier un traité de monsieur Bumke, professeur à Berlin. Une collègue passe et me dit : « Mais tu es fou ! Qu'est-ce que tu fais, toi philologue, là-dedans ? ». J'avais l'oeil dans les schémas de l'anatomie du système nerveux et de ses maladies. Je lui réponds : « Je prépare à la Sorbonne un mémoire sur Nietzsche et sa maladie ». Certes, cela avait été une folie que de donner un sujet pareil à un jeune étudiant ! D'autant plus lorsqu'on sait que le grand Jasper y a consacré, trente ans plus tard, un énorme et magistral ouvrage. Il est bien évident qu'un élève de vingt-trois ans n'avait ni la maturité ni la science nécessaires pour traiter d'un pareil sujet ! Ce fut le tournant de mon orientation. Philologue, mais d'un tempérament plutôt actif, quand j'ai rencontré une phénoménologie et une philosophie actives, agissantes, positives bienfaisantes et riches de toutes les promesses de la psychanalyse, j'ai choisi l'aventure et l'action. J'ai vite compris que je devais être médecin. En France, à cette époque, 1936-1938, seuls les médecins abordaient ce domaine. Ainsi, ai-je rencontré le professeur Pierre Janet que j'accompagnais - il avait quatre vingt cinq ans - un dimanche matin de Sainte-Anne au métro. Il marchait de son petit pas vif en disant : « Mon cher collègue, est-ce que je ne vais pas trop vite ? ». Puis il m'a reçu chez lui. Je suis allé voir également Allendy. Il me dit : « Jeune homme, vous ne savez pas dans quel domaine vous mettez les pied ! Finissez donc votre agrégation, nous verrons le reste ensuite ! ». Bestandsnummer des Verkäufers oli4032
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